A deux titulaires près, l’équipe est identique à celle de 2002. On avait pu redouter pendant un temps une finale difficile et un titre inaccessible, mais lors de la demi-finale, les ligériens battaient les bretons sur un petit score certe, mais avec une certaine aisance de bonne augure.
Dès les matchs de poule, la supériorité de cette équipe ne faisait plus de doute. Après avoir battu sans retenue l’équipe d’Aquitaine 2-9 et l’Ile de France 5-3, elle se retrouve en demi-finale ou elle réussit cette difficile étape en battant le Rhône-Alpes sur un score fleuve de 10-5.
Les pays de la Loire ont retrouvé L’ile de France en finale. Le score du match de poule opposant ces deux équipes etait sûrement dû à un relâchement des Ligériens, assurés d’obtenir leur place en demi-finale après leur victoire contre l’Aquitaine.
Les Pays de la Loire ont passé la surmultiplié et n’ont laissé aucune chance à leur adversaire. Avec un score de 4-0 à la mi-temps, le jeu était presque déjà fait. Malgré tout l’Ile de France réussit à s’imposer deux fois en seconde mi-temps, dès la reprise puis en cour de match. Mais les ligériens n’ont pas relâché leur pression et marquent encore cinq buts.
Le score final 9-2 est bien le reflet de la supériorité de cette équipe. Depuis longtemps on n’avait vu une équipe se détacher autant des autres dans une finale de Coupe de France. Peut-être est-ce là un signe que la Ligue des Pays de la Loire a réussi sa "mutation" vers un hockey plus moderne et fait progresser ses équipes jeunes plus rapidement que les autres ligues ? Les coupes de France Benjamins et Cadets nous donnerons peut-être la réponse à cette question.
Pour finir, je tiens personnellement à félicier ces jeunes qui m’ont donné autant de joie et de plaisir qu’il y a deux ans alors que je les dirigeais.
Je ne peux que féliciter aussi les coatchs Vincent et Bruno pour leur efficacité dans leurs choix tactiques offensifs et défensifs, pour la bonne gestion de la rotation des remplaçants, et pour leur maîtrise de soi qui est indispensable à ce poste.
Peut-être manque-je d’objectivité, mais mes collaborateurs de l’ASTA ont fait de cette finale une réussite, sans accroc, qui a satisfait tout le monde, joueurs, coatch, arbitres et spectateurs.
Le contexte y est aussi pour beaucoup. Bien sûr, sans vouloir renier le formidable travail effectué par la Ligue du Centre l’an dernier, il est évident que la salle du Croissant est un lieu mieux adapté et certainement idéal pour ce type de compétition. Je remercie la ville de Nantes de nous avoir permis cette finale.
Laurent PROTT